Eglise Saint
Martin
XIIe, XVIe, XVIIIe et XIX siècles
L'église de Landiras est de style
Roman du XII° siècle et XII° siècles. Elle est placée sous le
patronage de Saint MARTIN (Évêque de Tours). Au XVI° siècle elle est
dotée d'un bas côté sud. Celui du nord est refait en 1838. Des
bandeaux saillants marquent les niveaux du clocher porche de plan
carré qui est construit en 1765. Il est couvert d'un toit à
l'impériale avec lanternon.
Le chevet, reprend l'esprit des édifices bénédictins avec une abside
et des absidioles séparées. L'église renferme plusieurs chapiteaux
historiés dont ceux des doubleaux de la croisée du transept. Ils
représentent le Christ aux oliviers, le lion de Saint Marc avec
croix sur la cuisse, colombes affrontées et le Christ dans un
auréole.
Le bénitier est une grande coquille qui recueille l'eau bénite. Par
ses larges ondulations, elle rappelle le pèlerinage à Compostelle.
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Ses peintures
murales
Des peintures
entr’aperçues lors de sondages au mur nord du transept, en 2002, ont
été dégagées et restaurées au cours d’une première tranche de
travaux de l’église, en 2006-2007. Attribuées par le professeur
Jacques Lacoste, au XIV° siècle, elles illustrent en partie basse «
les travaux et les jours ». Mais des douze mois ne restent bien
visibles que : septembre : le foulage du raisin, octobre : « la
glandée » (cueillette de glands ?), novembre : la tuaille du cochon,
un magnifique cochon noir comme il y en avait, paraît-il, chez nous
et un petit coin de décembre pouvant évoquer un repas.
L’interprétation de la partie haute : cavalier sur une monture
énigmatique et un monstre, est incertaine. Un faux appareillage de
pierres figuré par deux traits rouge subsiste par endroit. Le grand
intérêt de ces peintures est leur thème qui, très fréquemment
représenté sur les enluminures, est rare sur les peintures murales
notamment dans le grand sud-ouest où, pour l’instant, Saint Léger de
Balson semble le seul autre exemple du XVI° siècle. Pourtant, dans
l’église du Moyen-âge, presque tous les métiers sont représentés,
notamment sur les vitraux. « L’homme doit travailler lui-même à
l’œuvre de la Rédemption … » le travail est conçu non comme une
servitude, mais comme un affranchissement … le travail apparaissait
avec sa dignité propre et sa sainteté … mais c’est le travail imposé
par Dieu lui-même à Adam, l’antique travail de la terre que l’Eglise
semble mettre au premier rang …(1) Et le cycle des travaux du paysan
figure au portail de plusieurs cathédrales (Notre Dame de Paris,
Saint Denis …) Chaque scène y est accompagnée d’un signe du
zodiaque. Mais c’est une autre histoire !
Les amis de l’église Saint Martin de Landiras
(1) Emile Mâle : l’art religieux de XIII° siècle en France. 7ème
édition 1931 p 64.
Sainte Jeanne de LESTONNAC
Baronne de Landiras
Fondatrice de la Compagnie Marie-Notre-Dame.(Education)
Document fourni par la
congrégation à M. PELLETAN.
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